Film réalisé par Xavier Dolan. Film distribué par Rezo Films.
Acteurs principaux : Xavier Dolan (rôle : Hubert Minel), Anne Dorval (rôle : Chantal Lemming, la mère), Suzanne Clément (rôle : Julie Cloutier l’enseignante), Elise Guilbault (rôle : Amie de la mère), François Arnaud (rôle : Antonin Rimbaud), Patricia Tulasne (rôle : Hélène Rimbaud), Niels Schneider (rôle : Eric), Monique Spaziani (rôle : Denise), Pierre Chagnon (rôle : Richard Minel), Pascale Audrey (rôle : Professeur d’Art).
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C’est une histoire d’un fils qui n’aime pas sa mère et inversement. C’est ce que le titre suggère, et que la quasi totalité du film valide. Seulement, ce n’est pas si simple, deux scènes absolument bouleversantes prouvent le contraire.
C’est aussi un peu d’une histoire d’amour et beaucoup de réalité. Notamment celle d’un jeune homosexuel.
Acclamé par la profession, le film apparaît frais et décalé par rapport aux autres films présentés à Cannes en 2009. La musique notamment est particulièrement léchée et une rubrique dans le site y est consacrée.
Le scenario en détails
Hubert Minel n’aime pas sa mère. Du haut de ses 17 ans, il la jauge avec mépris, ne voit que ses pulls ringards, sa décoration kitsch et les miettes de pain qui se logent à la commissure de ses lèvres quand elle mange bruyamment. Au-delà de ces irritantes surfaces, il y a aussi la manipulation et la culpabilisation, mécanismes chers à sa génitrice. Confus par cette relation amour-haine qui l’obsède de plus en plus, Hubert vague dans les arcanes d’une adolescence à la fois marginale et typique -découvertes artistiques, expériences illicites, ouverture à l’amitié, sexe et ostracisme- rongé par la hargne qu’il éprouve à l’égard d’une femme qu’il aimait pourtant jadis.
Plus loin

Budget : 800 000 $.
C’est à 16 ans que Xavier Dolan écrit le scénario de J’ai tué ma mère. Une grande partie de l’argent investi dans le film proviendra de ses propres économies. La Société de développement des entreprises culturelles du Québec l’a financé par la suite après un premier refus.
Dans le film quelques allusions au film Les Quatre Cents Coups ont lieu avec notamment l’annonce à son prof de la mort de sa mère ou encore l’absence du père.
On retrouve dans le film de nombreuses références à des artistes comme Pollock (Séance de dripping), Matisse ou Klimt.
La musique y tient un rôle primordial. Lire l’article traitant de la musique du film J’ai tué ma mère.
Crédits photos (Mathew5000)
Box-office :
Au Québec, lors de son premier week-end en salles, le film s’est classé au 9e rang avec une récolte de 87 014 $. Le film était présenté dans douze salles québécoises. En date du 12 juillet 2009, le film avait cumulé, selon la firme de statistiques CINÉAC, des recettes de 674 057 $.
En France, le film réalise 18 082 entrées la première semaine d’exploitation, sur 58 cinémas.
Xavier Dolan parle du film
« Evinçant le côté très ésotérique de la nouvelle, j’ai écrit J’ai tué ma mère en misant sur le côté hyperréaliste des détails irritants du quotidien, et en tentant –un peu maladroitement- de démontrer la dichotomie des sentiments, et d’évoquer la nostalgie, le souvenir de l’enfance. »
« Le personnage se filme durant des séquences, mais notre vision n’est pas celle qu’il obtient avec sa caméra bon marché. C’est sa propre vision dans cet environnement intime de confidences et d’expiation. »
« Mes rapports avec ma mère sont bons. Sans se confiner à ce qui est strictement nécessaire, nous n’avons pas une relation très élaborée. C’est une femme que j’aime et que j’admire d’une certaine façon. Elle a vu le film. Elle l’a aimé. »
« Nous avons pu échanger, délibérer, défendre nos idées, nos choix, [avec Hélène Girard, la monteuse]. »
« J’aime diriger, et observer les moindres détails, les moindres tics »







Après avoir découvert » Les amours imaginaires » au cinéma,je viens de voir en DVD le premier film de Xavier Dolan.
Ce jeune homme à un univers impressionnant.
Cela fait du bien de découvrir un artiste qui commence son œuvre cinématographique .
On se sent tiré vers le haut pour toutes les références artistiques auxquelles il rend hommage.
Et l ‘on reste longtemps hanté par ces plans de personnages de dos….
merci à lui.
« Une grande partie de l’argent investi dans le film proviendra de ses propres économies. »
Facile quand on a des parents bien placés!
C’est autant de l’admiration que de la jalousie.
Je suis dans le même cas que toi Emma, j’ai vu « Les amours imaginaires » au cine cette semaine, je me suis empressé d’acheter le DVD de « J’ai tué ma mère ». Son univers est incroyable, ce qui me fascine le plus, c’est la vision et l’analyse dont il fait preuve au sujet de thèmes relativement complexes…et tout cela avec un humour tellement fin ! J’ai bien évidemment répondu à son appel aux internautes pour « financer » une petite partie du film. J’encourage chacun à en faire autant. Ce garçon a des tas de choses à nous dire !
Comme Yann et Emma
J’ai pris une grosse claque avec les amours imaginaires (vu 2 fois en suivant, ce que je n’avais jamais fait jusque là) et je me suis empressé de trouver ce premier film. Le sujet est plus intime, et le film m’a beaucoup moins plu dans son fond même si je reste bluffé et conquis par la forme et la manière dont il arrive à construire des personnages qui nous ressemble.
Dans ses films, tout est juste, humain et porte la profondeur de la tragé-comédie humaine. Le goût des décors, de la mise en scène, des cadrages (parfois de véritables tableaux vivants, touchants, sensibles), des costumes, de la musique. Ce ciméma m’émeut beaucoup. Nourri de références littéraires, artistiques et cinématographiques mais s’en détachant complétement pour nous proposer quelque chose de neuf.
Moi, je suis heureux qu’il ait obtenu les financements pour ce film, qu’il soit bien né ou pas ne change pas grand’chose à sa vision, à son talent, à son oeil, à son goût de l’esthétique. Xavier Dolan arrive à faire de son intime, une expérience universelle. Il n’y a que les génies qui y parviennent.
[...] au PCJ on regarde le premier long métrage du jeune prodige Xavier Dolan « J’ai tué ma mère« . Il écrit le scénario à 16 ans et investit toutes ses économies dans la [...]
I speak not very well france only a bit… I’m from austria. « J’ai tue ma mere » is a very touching and « bon » film!! I love it, I understand not all but I understand the content, because I see the emotions and the gestures… Thanks for such a nice film! (I love the homosexual scenes)
c’est l’un des plus beau film que j’ai jamais vu, ça m’a tellement ému et je me suis un peu aussi reconnu dans le film!le rôle de chaque personnage…je ne sais pas comment exprimer ma profonde admiration, juste bravo!!
Excelente película, buenos cuadros y sonidos. Estética impecable y además mis canciones favoritas durante el rodaje logró que mis emociones sean totalmente cautivadas. Saludos cordiales desde Buenos Aires, Rodi.
Ce film m’a bouleversé à plusieurs niveaux.
Félicitation Xavier et continu!
Je suis seule quand je l’ai regardé, mais ce n’est pas la raison pour laquelle je ne parle pas. Impossible d’aller me coucher, impossible de bouger, les gestes du quotidien et fumer clope sur clope sont mes seuls capacités pour le moment. Un cadrage quasi-parfait pendant tout le film, un profond esthétisme se dégage, une expérience sentimentale et visuelle ahurissante. Les couleurs, les décors, les silences, tout est soigné. Les acteurs sont simples, beaux vrais. Les musiques sont adaptées, décuplatrices des émotions.
Bravo.